28/04/08
UNE HISTOIRE FICTIVE
il s'agit d'une histoire fictive de trois femmes très différentes l'une de l'autre, tandis qu'une quatrième femme est la clé qui va les réunir après les avoir inquiétées
j'ai inventé cette histoire il y a quelques années, pour le plaisir, et je m'aperçois en la relisant que cette histoire dévoile des parties inconscientes de moi
LINA est une femme qui n'a jamais vécu sa vie de femme, elle est arrivée à un âge où elle n'a plus d'avenir
SONIA est une femme jeune, elle est policière, dynamique et très moderne
FATIMA est la femme la plus mystérieuse et la plus belle, sa vie seule peut être un roman
L'INCONNUE est une femme dangereuse que la police recherche et qui va mettre en relation les trois femmes par le hasard du destin
Cette fiction noyée dans l'univers des mots sur le web n'intéressera certainement personne, mais je précise malgré tout que :
les prénoms, les noms, les activités des personnages, tout est fictif et le produit pur de mon imagination. Seule la ville de Marseille, où se déroule l'histoire, est une réalité
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les personnages se mettent en scène
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LINA
Le vieux port brillait dans la nuit tiède de cet été de juin. Entouré des bâtisses anciennes datant de louis XVI, il avait assez récemment été rénové parles nouveaux aménagements de la ville.
Sur le quai rive gauche, face à la Marie, entre mâtes, voitures et clapotis de l'eau huileuse,les bars commençaient leur vie nocturne. Leurs façades attiraient le touriste en quête d'originalité autant que le petit bourgeois épris de tranquillité.
Comme tous ces gens, Lina aimait se promener le long du quai. Malgré la pollution des plaques huileuses de l'eau du port, le parfum fort des poissons vendus sur les étales dans la matinée, les activités du jour n'étaient pas encore effacées, elle se plaisait à y flâner
Le temps n'avait pas de prise sur elle, le temps se déroulait sans qu'elle cherche à le rattraper ou à le retarder. Elle fixait la brillance artificielle de l'eau, oubliant sa propre journée, forçant sa mémoire à tomber dans un trou noir profond comme cette ancre du bateau qui berçait de son doux clapotis le néant de ses pensées, le berceau acidulé de ses rêves. Les passants la croisaient, la dépassaient, personne ne la voyait, ni même ne la regardait. Lina n'était pas une femme qui attirait l'attention. Dans sa jeunesse elle en avait été dépressive, de longues années de tristesse à voir passer les mariages des uns, les enfants des autres, et sa solitude, toujours.
Il n'était pas très tard mais elle décida comme chaque fois qu'elle se promenait le soir, de rentrer chez elle avant la nuit, retourna à sa voiture par les longues rues perpendiculaires les unes aux autres qui aboutissaient à la Place Castellane où la voiture était garée.
SONIA
Sonia en retournant chez elle croisa cette jeune femme qui lui parut esseulée, triste et qui s'était levée du ponton où elle fixait un point invisible dans la mer. Sonia s'arrêta curieuse à cette même place, se demanda ce que pouvait regarder dans le noir béant de l'eau cette jeune femme. Peut être rien, le reflet de sa tristesse sans doute, se dit-elle. Un visage triste, une femme isolée, tourmentait le moral de Sonia. Elle se demandait si elle n'aurait pas dû choisir un métier dans le social, mais la vie active, palpitante, au quotidien imprévu de la Police l'avait toujours attirée. Après un concours difficile elle avait réussi à devenir commissaire, mais étant de nature ambitieuse, elle espérait bien obtenir des échelons avant les années requises. Pour l'instant ce métier lui donnait une indépendance financière et de plus il l'accaparait entièrement, ce qui ne lui laissait pas de temps pour des pensées trop philosophiques qui l'assaillaient aux heures de solitude.
Sonia était née à Nice d'une famille d'origine juive pieds-noirs. Sa famille aurait considéré comme inadmissible et un malheur son homosexualité si seulement cela s'était su. Mais Sonia, malgré ses cheveux noirs très courts avait un visage des plus féminin, son corps gracile la rendait plus jeune que son âge et son attirance pour les autres femmes ne se dévoilait pas. En raison de son éducation rigide elle n'avait non plus jamais osé vivre librement cette homosexualité.
Aujourd'hui, son patron le commissaire principale Claude Rossi, que ses subalternes appelaient Cloclo, l'avait convoquée pour lui demander de passer sa fin de journée àl'Aéroport de Marignane, où la sécurité de l'Aéroport avait un doute sérieux concernant la possibilité de l'arrivée d'une terroriste sur le vol provenant de San-Francisco. Elle avait demandé à deux autres policiers moins gradés qu'elle, et donc sous ses ordres, de la seconder pour se rendre à Marignane.
On leur avait soumis le portrait robot, celui d'une femme brune, grande, au physique Méditerranéen très typé. Il s'agissait d'une terroriste internationale qui commençait à être suspectée d'actes de violence importants à chacun de ses passages dans un pays.
Sonia avait placé ses deux acolytes àla sortie, tandis qu'elle avait remplacé àl'arrivée de l'avion le douanier chargé des identités. Bien que n'ayant pas relaché son attention, elle n'avait remarqué qu'un nombre plus important de femmes aux cheveux clairs ou blondes. Notamment, il y avait eu cette blonde platine, de taille moyenne, mais au corps élancé et merveilleusement proportionné, dont les yeux bleu-vert lumineux l'avaient subjuguée. Comme à beaucoup d'autres mais avec peut être plus d'attention après avoir examiné son passeport, elle lui demanda pourquoi elle venait à Marseille. Les yeux lumineux ressortaient sur le visage au hale naturel et le regard d'une douceur angélique se fixa sur Sonia, qui dans son trouble, baissa une seconde les paupières. Pour rencontrer un collectionneur de l'Art provençal afin d'organiser une exposition à San-Francisco où je tiens une des plus importantes galeries d'Art de la ville. Sonia regarda la jeune femme blond platine, comme pour s'en souvenir. Hé bien j'espère que votre affaire réussira, bon séjour Madame.
FATIMA
La jeune femme sourit et se dirigea vers la sortie où elle prit un taxi. Elle donna l'adresse d'un grand hôtel situé sur la célèbre corniche qui contournait la ville de Marseille, elle y fut rendue en moins d'une heure.
La chambre réservée avait tout le confort d'un hôtel international de lux, une terrasse dominait la mer. Sans même se changer, elle s'allongea sur le lit, ferma les paupières et s'endormit d'un sommeil troublé où toujours revenait le même rêve qui la réveillait en sursaut. Elle était enfermée dans une étroite pièce d'où elle ne pouvait sortir, malgré ses appels personne ne l'entendait jusqu'au moment où le feu brûlait autour d'elle, alors, en sueur, paniquée, elle se réveillait en sursaut le coeur palpitant et angoissée.
Sa chambre claire et spacieuse la rassura. Elle alla sur la terrasse. Le temps était chaud en cette fin d'après midi de juin. Un soleil de métal or était accroché dans un ciel bleu de toile cirée. Elle haussa les épaules. Elle n'était pas impressionné par ce décor. N'était elle pas née dans le Sud, en Afrique du Nord.
Personne n'aurait imaginé sa mère, une Kabyle aux cheveux blonds roux, aux yeux immenses vert d'eau, qui à peine sortie de la puberté avait été mariée à son père, un riche marchand Arabe. Un trafiquant en fait, mais que son habilité en affaires avait mis à l'abri de tout compromis avec la justice de son pays. Elle était la seule enfant de a mère, Jamila, nom qui lui allait si bien puisqu'il se traduisait par Belle, car Jamila n'avait plus jamais pu avoir d'autres grossesses. Son mari qui l'avait désirée pour sa jeunesse et sa virginité, ne l'aimait pas, il la répudia, lui laissant toutefois le droit de garder sa fille, Fatima. Retournée dans sa famille, Jamila fut traitée avec mépris par sa belle-soeur à qui elle servait de bonne à tout faire, jusqu'au jour, où une maladie étrange la fit divaguer et elle mourut subitement durant son sommeil où elle délirait. L'enfant avait presque quinze ans, une beauté rare de blonde à peau dorée qui la vouait à devenir elle aussi la promise d'un riche Arabe.
Lorsque sa mère fut mise en terre, sans que nul ne se douta des intentions que cachaient son visage d'enfant, elle mit en place un plan de fuite pour rejoindre le bout de la terre où sa famille nomade se déplaçait sans jamais en atteindre la frontière. Une fois seulement ils avaient fait halte devant un oasis. Elle devait avoir une douzaine d'années, sa mère lui avait dit, alors qu'elles étaient seules, ici commence la vraie vie des femmes, si j'étais moins fatiguée je m'enfuirais avec toi pour aller vers une ville et y travailler. Dans ces villes les filles ne sont pas toutes des objets vendus aux hommes. D'autres fois, elle lui racontait comment vivaient les femmes des villes, celles que rien n'obligeait à la contrainte de leur milieu familial. Fatima avait l'impression d'écouter un conte tant cela paraissait incroyable pour elle, à qui sa tante, sa grand-mère, ne cessaient de répéter, Fatima, tu es une affaire pour un homme, tu vas vivre comme une reine, mais ne soit pas aussi bête que ta mère qui n'a pas su retenir ton père.
L'INCONNUE
Ce n'était pas la première fois que Sonia était troublée par la beauté féminines, mais lorsque la superbe blonde s'en alla vers la sortie, elle la regarda s'éloigner avec un pincement de coeur qui lui fit comprendre plus tristement son problème.
Le vol de San-Francisco avait débarqué tous ses passagers. Avec ses deux collègues Sonia alla aux renseignements du service de Police de l'Aéroport. Elle y apprit que la femme recherchée commettait des attentats dont les raisons échappaient aux enquêteurs internationaux. En Grèce, la villa d'une célèbre chanteuse avait été dynamitée en l'absence de sa propriétaire, mais quelques jours plus tard elle et son chauffeur moururent, sa jaguar mitraillée alors que l'artiste se trouvait à l'arrière, buvant comme à l'accoutumée des coupes de champagne. A San-Francisco, ce fut l'assassinat d'un couturier branché qui n'avait aucun ennemi, un homme apprécié par la haute couture. A Taïwan, l'humble maison d'une femme très âgée qui vivait au milieu de ses souvenirs avait explosé. Les mêmes explosifs que la villa de la célèbre chanteuse en Grèce. Au Japon, une femme d'industriel, menant une existence banale de femme riche, n'eut pas le temps de mettre en route son coupé Mercédès qu'elle conduisait elle-même, sa voiture fut criblée de balles, les mêmes balles qui avaient mitraillé la Jaguar en Grèce. Tous ces actes criminels avaient peu à peu démontré un lien entre chacun d'eux, non seulement dans la façon de procéder mais la balistique avait reconnu les mêmes explosifs, les mêmes balles. Et il y avait cet élément troublant que les enquêteurs avaient en commun, des témoins avaient aperçu à chaque fois, sur les lieux, la veille ou le jour même de l'attentat, une femme grande, brune.
De là avait établi le portrait robot faxé aux aéroports. Le visage montrait des cheveux très noirs, des yeux grands, un regard sombre, une bouche sensuelle, un nez un peu fort, le tout donnant l'aspect d'une femme renfermée, froide. Tout prêtait à penser que les motifs étaient ceux d'une psychopathe. Sonia mit dans sa mémoire visuelle ce portrait de femme, et bien que la sachant dangereuse, éprouva envers elle une étrange compassion. Quelle souffrance cette femme endurait ou avait elle enduré pour en arriver à de tels actes ? Sonia regrettait presque de ne pas la savoir à Marseille où elle dû débarquer d'après les dernières informations. Ainsi, elle aurait pu la traquer, peut être l'arrêter et la connaître.
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je taperai les autres textes de la suite de l'histoire
un de ces jours.....
pour me débarrasser de mon addiction à internet
j'ai annulé pour un temps l'accès à la toile
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